L’imparfait de l’indicatif

L’imparfait de l’indicatif est un l’un des temps qui sont couramment utilisés en Français. Dans ce cours de conjugaison, on va répondre à plusieurs questions :

Que signifie l’imparfait de l’indicatif ?
Quand ou à quel moment l’emploi-t-on ?
Comment l’utiliser ?

Qu’est-ce que l’imparfait de l’indicatif ?

L’imparfait de l’indicatif est un temps verbal qui indique généralement une action réelle située dans le passé en mettant l’accent sur son déroulement et sa répétition. Ce caractère est mis en exergue par l’emploi très courant de l’imparfait avec le passé simple à l’écrit, ou bien l’imparfait avec le passé composé à l’oral.

L’imparfait exprime une diversité de nuances temporelles. Cette définition globale n’est donc pas suffisante pour tout fait ressortir. Néanmoins, une analyse plus approfondie de l’usage de l’imparfait en français met en évidence ses valeurs temporelles.

Les valeurs de l’imparfait

Il existe principalement trois emplois, c’est-à-dire trois valeurs de l’imparfait à savoir :

L’imparfait descriptif

Il met l’accent sur la suite d’une action générant ainsi une base sur laquelle se déroule l’action principale.

Il n’y avait personne pour aider le jeune qui sombrait dans la solitude. Ce dernier commença à s’isoler.

Dans cet exemple, le fragment « le jeune qui sombrait dans la solitude » constitue l’action principale.

Son emploi est aussi axé sur la description d’une situation bien donnée. Il est facilement repérable grâce aux adjectifs qualificatifs.

Elle était petite et ronde, tandis qu’il avait une carrure athlétique qui charmait la gente féminine.

L’imparfait d’habitude

Il exprime principalement l’habitude, autrement dit, la répétition d’une action dans le passé. Il est quelquefois repérable par un adverbe.

Exemple :

Tous les soirs, après le boulot, Martin rentrait rapidement chez lui car il craignait un jour de se faire agresser.

Quand j’ai été petit, je visitais régulièrement ma grand-mère.

L’imparfait de second plan

A ce niveau, il existe une opposition au niveau de l’imparfait et du passé simple à l’écrit.

Dans un récit, on peut analyser une action qui se passe au moment où apparaît un fait plus primordial qui fait avancer cette action. Ainsi, l’action principale ou de premier plan (celle qui fait avancer le récit) s’emploie au passé simple et l’action secondaire ou de second plan (celle qui ne fait pas avancer l’histoire et est plutôt descriptive) est exprimée à l’imparfait.

Observez :

Le chien aboyait dans sa niche quand la nuit tomba sur la ville.
Il y avait deux cadres sur chacun des murs. Sur l’un des cadres, il vit sa mère.

Notez que dans le deuxième exemple, on a conjugué le verbe « voir » au passé simple. Donc, à ne pas confondre avec le verbe « vivre ».

Comparaison du passé simple et imparfait

Martine appelait son fils avec inquiétude. Il partait.

On remarque que dans la seconde phrase « Il partait », l’action est continue.

Martine appelait son fils avec inquiétude, il partit.

Cette fois, la seconde phrase « il partit » redémarre l’action.

En résumé, dans l’usage de l’imparfait et du passé simple, on perçoit une certaine hiérarchie des faits. L’imparfait est le second plan qui désigne les actions inachevées et répétées tandis que le passé simple est le premier plan et renvoi aux actions achevées et uniques.

Quand emploi-t-on l’imparfait de l’indicatif ?

L’imparfait de l’indicatif, est utilisé dans plusieurs cas de figures. D’une manière générale et étayée d’exemples, nous allons montrer les différentes utilisations de ce verbe.

On utilise l’imparfait de l’indicatif :

Pour faire une description ou analyser une situation bien précise.

La plage donnait sur une vue nuageuse, et l’on percevait des montagnes plus loin.
La chaleur était insoutenable, et pourtant plusieurs personnes patientaient.

Pour faire une proposition.

Et si on échangeait nos places ?
Et si on partait faire les courses ?

Pour créer un postulat sur le présent en faisant usage de « si + imparfait + conditionnel présent ».

Si j’avais de l’argent, je voyagerais.
Si je travaillais, je ne serais pas là.

Pour remémorer un souvenir ou parler de son enfance.

Elle se souvenait encore de sa tenue de bal, qui lui arrivait aux genoux à cette époque. Elle adorait la porter.
Je me rendais souvent en vacances chez ma famille qui vivait à 500 km de moi.

Après certaines expressions comme :

  • À cette époque-là.

À cette époque-là, je voyais énormément.
La vie était bien plus simple, à cette époque-là.

  • Avant.

Avant, je faisais du sport constamment.
Avant, j’avais beaucoup d’occupations.

  • Pendant que.

Un voleur s’était introduit dans ma maison, pendant que je dormais.
Pendant qu’elle travaillait, elle a été interrompue.

  • Quand.

Quand je partais prendre mes résultats, je tremblais.
Je ne rendais jamais visite à mon frère, quand j’étais dans sa ville.

Comment utiliser l’imparfait de l’indicatif ? Quelles sont les règles de formation ?

Les verbes à l’infinitif se conjuguent à l’imparfait de l’indicatif en suivant des règles et des normes bien précises. Néanmoins, certaines irrégularités sont remarquables.

Dans le cas de certains verbes, on utilise la règle suivante pour former l’imparfait : au radical de l’imparfait, qui est la première personne du pluriel (nous) du présent de l’indicatif, on ajoute les terminaisons suivantes :

Je -ais
Tu -ais
Il/Elle/On -ait
Nous -ions
Vous -iez
Ils/Elles –aient

Concrètement, si je veux conjuguer le verbe « finir », je vais passer par deux étapes :

  1. Trouver le radical : nous finissons.
  2. Ajouter les terminaisons de l’imparfait de l’indicatif listées ci-dessus.

Ex. : Je finissais, Tu finissais, Il/Elle/On finissait, Nous finissions, Vous finissiez, Ils/Elles finissaient.

La règle ci-dessus est applicable à une très grande majorité de verbes dans la langue française, si bien réguliers qu’irréguliers à l’exception du verbe être.

On ne peut pas appliquer cette règle au verbe être, car le radical sera produit à partir de « nous sommes » ce qui n’est pas correct.

Conjugaison des auxiliaires être et avoir

À l’imparfait de l’indicatif, le verbe avoir est régulier, par contre le verbe être est irrégulier.

Être Avoir
J’étais J’avais
Tu étais Tu avais
Il/Elle/On était Il/Elle/On avait
Nous étions Nous avions
Vous étiez Vous aviez
Ils/Elles étaient Ils/Elles avaient

Conjugaison des verbes du premier groupe : -er

Manger Créer Parler Acheter
Je mangeais Je créais Je parlais J’achetais
Tu mangeais Tu créais Tu parlais Tu achetais
Il/Elle/On mangeait Il/Elle/On créait Il/Elle/On parlait Il/Elle/On achetait
Nous mangions Nous créions Nous parlions Nous achetions
Vous mangiez Vous créiez Vous parliez Vous achetiez
Ils/Elles mangeaient Ils/Elles créaient Ils/Elles parlaient Ils/Elles achetaient

Conjugaison des verbes du deuxième groupe : -ir

Appartenant au deuxième groupe, plusieurs verbes ayant une terminaison en -ir se conjuguent de la même manière que le verbe « finir ». La spécificité de cette conjugaison est l’allongement du radical au pluriel avec « ss » (nous finissons). Parmi ces verbes, on peut citer pourrir, réagir, mûrir et choisir.

Finir Pourrir Mûrir Choisir
Je finissais Je pourrissais Je mûrissais Je choisissais
Tu finissais Tu pourrissais Tu mûrissais Tu choisissais
Il/Elle/On finissait Il/Elle/On pourrissait Il/Elle/On mûrissait Il/Elle/On choisissait
Nous finissions Nous pourrissions Nous mûrissions Nous choisissions
Vous finissiez Vous pourrissiez Vous mûrissiez Vous choisissiez
Ils/Elles finissaient Ils/Elles pourrissaient Ils/Elles mûrissaient Ils/Elles choisissaient

Conjugaison des verbes du troisième groupe : -ir

La plupart des verbes en -ir qui sont aussi classés dans le troisième groupe mais ne se conjuguent pas comme le verbe « finir », mais plutôt comme le verbe « dormir »

On citer parmi ces verbes, bouillir, partir, sentir, sortir.

Dormir Bouillir Partir Sentir
Je dormais Je bouillais Je partais Je sentais
Tu dormais Tu bouillais Tu partais Tu sentais
Il/Elle/On dormait Il/Elle/On bouillait Il/Elle/On partait Il/Elle/On sentait
Nous dormions Nous bouillions Nous partions Nous sentions
Vous dormiez Vous bouilliez Vous partiez Vous sentiez
Ils/Elles dormaient Ils/Elles bouillaient Ils/Elles partaient Ils/Elles sentaient

Conjugaison des verbes du troisième groupe : -re

Tendre Fendre Vendre Apprendre
Je tendais Je fendais Je vendais J’apprenais
Tu tendais Tu fendais Tu vendais Tu apprenais
Il/Elle/On tendait Il/Elle/On fendait Il/Elle/On vendait Il/Elle/On apprenait
Nous tendions Nous fendions Nous vendions Nous apprenions
Vous tendiez Vous fendiez Vous vendiez Vous appreniez
Ils/Elles tendaient Ils/Elles fendaient Ils/Elles vendaient Ils/Elles apprenaient

Quelques verbes irréguliers du troisième verbe

Boire Voir Résoudre Coudre Moudre Paraitre Atteindre
Je buvais Je voyais Je résolvais Je cousais Je moulais Je paraissais J’atteignais
Tu buvais Tu voyais Tu résolvais Tu cousais Tu moulais Tu paraissais Tu atteignais
Il/elle/on buvait Il/elle/on voyait Il/elle/on résolvait Il/elle/on cousait Il/elle/on moulait Il/elle/on paraissait Il/elle/on atteignait
Nous buvions Nous voyions Nous résolvions Nous cousions Nous moulions Nous paraissions Nous atteignions
Vous buviez Vous voyiez Vous résolviez Vous cousiez Vous mouliez Vous paraissiez Vous atteigniez
Ils/elles buvaient Ils/elles voyaient Ils/elles résolvaient Ils/elles cousaient Ils/elles moulaient Ils/elles paraissaient Ils/elles atteignaient

Exceptions à l’imparfait régulier

L’imparfait est un temps régulier, cependant il existe des exceptions qu’il faut connaître.

  • Si le radical du verbe à conjuguer se termine par ‘i’, vous doublerez le ‘i’ aux deux premières personnes du pluriel.

Par exemple, le radical du verbe étudier est étudi. Donc, la conjugaison sera comme suit :
– Nous étudiions.
– Vous étudiiez.

  • Les verbes terminant en -cer ou -ger changent quand le ‘c’ ou ‘g’ est immédiatement suivi par ‘a’ ou ‘o’.

Pour de préserver un son plus doux, le ‘ç’ remplace le c à toutes les personnes (afin de préserver le son du c doux), exceptés les 1ère et 2eme personnes du pluriel.

Afin d’obtenir le son (j), le ‘g’ sera suivi d’un ‘e’. Le ‘e’ se retrouve à toutes les personnes (afin de préserver le son du g doux). A l’exception de la première et de la deuxième personne du pluriel.

Avancer : J’avançais / tu avançais /il avançait /ils avançaient.
Changer : Je changeais ….. nous changions.

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